L'histoire de l'embléme

L'histoire de l'embléme
C'est parfait pour briller en société. Mais prétendre connaître l'origine de l'emblème Peugeot réclame de ne pas s'arrêter aux on dit. Sachez pour commencer que le lion Peugeot n'a aucun rapport avec le lion de Belfort ni celui des armoires de la ville de Lyon, ni même, du moins au départ, avec le lion héraldique des armes de Franche-Comté.

Le roi des animaux est apparu pour la première fois sur les lames de scie Peugeot en 1847. Il symbolise alors les trois qualités de ces produits et plus largement des aciers Peugeot : dureté des dents, souplesse de la lame et vitesse de coupe.
En 1850, ce lion est souligné d'une flèche. C'est le logo qui sera déposé en 1858 au conservatoire impérial des arts et métiers, devenu aujourd'hui l'INPI. Il restera longtemps le signe de fabrique des outils Peugeot.

En 1889, lorsque la première automobile Peugeot -un tricycle à vapeur né de la coopération avec Léon Serpolet- est présentée, le lion est étrangement absent. Il le restera jusqu'en 1905, date à laquelle le lion de profil sur sa flèche apparaît sur les voitures « lion Peugeot » fabriquées par Peugeot frères.

Après la fusion des activités cycles et automobiles en 1910, le lion de profil (avec ou sans flèche) est toujours le logo officiel de la marque. Pourtant il n'est pas encore présent sur toutes les voitures. À tel point que pour orner leur capot, certains recourent à des lions « officieux ». Le lion Baudichon (1923) et le lion Marx (1925), du nom de leurs sculpteurs, sont de vraies oeuvres d'art. Leur « règne » durera jusqu'à l'apparition d'une mascotte officielle en 1933.
Cette tête de lion avec son faux air de sphinx décore, lors de la sortie des modèles 1934, les 201 et 301 et ornera ensuite les capots de nombreux autres modèles. C'est le symbole fort du dynamisme, de la robustesse et de la souplesse des modèles de la marque.

En 1936, ce même lion est présent sur la très innovante 402 dont le profil aérodynamique est baptisé « fuseaux de Sochaux ». C'est un choc pour Gérard Welter, alors enfant et aujourd'hui directeur du design de Peugeot : « j'ai démarré ma réflexion sur Peugeot avec la 402 de mon père et le lion sur le capot. Quand on regarde cet emblème, on trouve la recette de la 908 RC ! »

Romantique autant qu'allégorique, cette sculpture disparaîtra en 1959, victime des normes de sécurité destinées à protéger les cyclistes et les piétons.

Le lion n'est cependant pas abandonné. Entre temps, il a même pris une dimension héraldique avec l'adoption en 1948 du lion dressé sur ses pattes arrières, une posture inspirée des armes de Franche-Comté, berceau de l'entreprise. C'est la nouvelle 203 qui l'étrenne puis, vers la fin des années 50, ce lion héraldique prend place dans un écu triangle surmonté du nom Peugeot en lettres capitales. Il ornera, entre autres, les calandres des 403 et 404.
En 1965, l'écu triangle et le lettrage sont conservés mais cette fois, seule la tête du lion animalier est reprise pour créer le nouveau logo de la société des automobiles Peugeot devenue : la holding Peugeot SA.

Trois ans plus tard, la tête de lion prend place dans un carré, formant un ensemble bloc marque comme le logotype d'aujourd'hui.
En 1976, c'est encore le changement de statut de l'entreprise, désormais holding PSA Peugeot Citroën qui fait évoluer le logo de la société. Pour renforcer son image, Peugeot revient donc au lion héraldique avec un dessin épuré : c'est le « lion fil » qui s'intègre parfaitement à la calandre de modèles célèbres comme la 205.

Le félin évolue encore en 1998. Ses pattes, placées sur un même plan renforcent la puissance et l'équilibre de l'animal. Son oeil bleu et perçant symbolise la vision à long terme de la marque et il est maintenant réalisé en métal plein pour coller aux valeurs de la marque : valeur sûre, dynamisme et esthétique.
Le logo actuel « Blue Brand », né en 2002, reprend le thème du lion de 1998 mais le renforce avec une ombre noire portée du lion.
Au fil du temps, plus qu'un emblème, le lion est devenu l'expression de la philosophie Peugeot au point d'être désormais partie intégrante du design de certains modèles. Aviez vous remarqué que la 908 RC possédait le museau et les yeux du roi des animaux ?

# Posté le lundi 04 février 2008 13:20

le naissance de peugeot 1900

le naissance de peugeot 1900


Type 2 (1891)
Issus d'une famille de meuniers de la région de Montbéliard (Doubs), les frères Peugeot transforment, en 1810, un moulin à grains en fonderie d'acier pour fournir en ressorts l'industrie horlogère locale.

Début XIXème siècle : l'Angleterre découvre les diligences à vapeur. Ces étranges véhicules sont exactement semblables à leurs homologues tirés par des chevaux, à ce détail près qu'elles sont attelées à une sorte de remorqueur. C'est l'origine du terme de "chevaux" utilisé pour qualifier la puissance des moteurs.

Entre 1824 et 1882, de nouvelles usines Peugeot voient le jour et la production se diversifie : ressorts, outillage, buscs de corsets, moulins à café (1840), machines à coudre (1867).


Type 3 (1891)
En 1882 apparaît le "Grand Bi", bicyclette à roues inégales (1,86 m devant ; 0,40 m derrière). La fabrication de bicyclettes Peugeot débute rapidement. Le français LEVASSOR est l'agent exclusif des moteurs DAIMLER en France. Il les fournit aux constructeurs PANHARD-LEVASSOR et PEUGEOT.

En 1890, conquis par le moteur à combustion interne, Peugeot commence la fabrication d'un quadricycle à gazoline équipé d'un moteur DAIMLER. L'automobile fait ses premiers tours de roue, mais à l'époque, la vraie reine, c'est la bicyclette. Peugeot, qui est également fabricant de deux-roues, réalise la première opération de communication par le sport : en 1891, un des premiers quadricycles Peugeot "Type 3" suit de bout en bout la course cycliste Paris-Brest, couvrant 2 100 km en 139 heures !

En 1892, la production de quadricycles Peugeot "Type 3" est de 29 unités. Un modèle unique du vis-à-vis "Type 4", richement décoré de motifs traditionnels tunisiens, est réalisé pour le Bey de Tunis.


Type 4 (1892)
En 1894, le premier "concours de voitures sans chevaux à propulsion mécanique" est organisé par un journaliste du "Petit-Journal". Sur 21 partants, Peugeot aligne six voitures sur la ligne de départ. Le premier prix ex-æquo sera décerné à Peugeot et Panhard-Levassor. L'année suivante, Peugeot s'illustre à nouveau en remportant la course Paris-Bordeaux-Paris, première course automobile chronométrée. Mais l'histoire retiendra surtout que c'est dans cette course, sur une Peugeot surnommée "L'Éclair" en raison de sa trajectoire en zigzag, que les frères Michelin auront monté les premiers pneumatiques sur une automobile.

En 1896, Armand Peugeot fonde à Audincourt la Société des Automobiles Peugeot. Cette même année, la voiture du baron Zulien disparaît de son garage : la première automobile volée est une... Peugeot !

1898: le préfet de Paris, M. LÉPINE, prend les premières mesures réglementant la circulation automobile, en fixant la vitesse maximale à 12 km/h. Au tournant du siècle, Peugeot est déjà un constructeur de premier plan : en 1899, le catalogue Peugeot compte 15 modèles de 2 à 12 places. En 1900, la production d'automobiles est de 500 unités, celle des bicyclettes de 20 000 unités.


Type 10 (1894)
Lancée en grande série en 1905, la première "Bébé" est une voiturette monocylindre légère et bon marché. Destinée non plus aux privilégiés mais aux classes moyennes, elle est considérée comme la première véritable voiture populaire. Avec la "Lion Peugeot" lancée en 1905, les célèbres pilotes Goux et Boillot remportent un palmarès étonnant : troisième et quatrième au Grand Prix de l'Automobile Club de France, vainqueur de la Targa Florio en 1908. Peugeot se lance alors vraiment dans la compétition automobile, gage de popularité

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# Posté le lundi 04 février 2008 13:29

Les années 1910

Les années 1910


Type 126 (1910)
En 1913, une nouvelle "Bébé", de conception beaucoup plus moderne, est lancée par Peugeot. Sa silhouette élégante est due au crayon du grand Ettore Bugatti, dont les voitures de course et de prestige feront bientôt connaître le nom au monde entier. La même année, la voiture de course moderne, conçue spécifiquement pour la compétition, voit le jour : une Peugeot 7,6 litres, pilotée par Boillot, finit en tête du Grand Prix de l'Automobile Club de France à Dieppe.

En 1913, Peugeot construit la moitié des automobiles françaises. Comme la France est alors le premier producteur automobile au monde, Peugeot est donc le premier constructeur mondial. Le plus rapide aussi : la même année, Goux remporte le Grand Prix d'Indianapolis, puis bat le record du monde de vitesse à 187 km/h.

En 1914, le conflit mondial déclaré, Peugeot se reconvertit pour l'effort de guerre. Certaines usines fabriquent des automitrailleuses, d'autres des moteurs d'avion, d'autres des camions, d'autres enfin des obus. Mais les besoins de l'industrie de guerre demandent une productivité toujours plus grande : Peugeot décide d'adopter les méthodes américaines, et envoie ses ingénieurs à Detroit observer les méthodes de production définies par Taylor. A leur retour, la production d'une usine passera ainsi de 2 300 unités en 1914 à 5 000 en 1917.


Type 125 (1910)
1919 : les "Bébé" d'avant guerre ont prouvé à Peugeot l'intérêt des voitures légères et populaires. Peugeot récidive et lance la "Quadrilette", qui rencontre immédiatement un grand succès grâce à sa formule toute simple : deux places, trois vitesses, quatre chevaux et 60 km/h de vitesse de pointe. C'est la voiture à deux places la plus économique du monde. Toujours à la pointe de l'innovation, Peugeot lance en 1920 une voiture à moteur sans soupapes, la Peugeot type 156. Novatrice, elle est aussi très rapide, et battra de nombreux records

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# Posté le lundi 04 février 2008 13:36

Les années 1920

Les années 1920


Type 153 (1920)
En 1923, grâce notamment à l'adoption depuis plusieurs années de la production en chaîne, la production de Peugeot dépasse les 10 000 unités annuelles.

1923: création des 24 heures du Mans, la plus célèbre et la plus prestigieuse des courses d'endurance, où Peugeot s'illustra souvent, jusqu'au formidable triplé gagnant des 905 en 1993.

Au Salon de Paris de 1929, Peugeot lance la 201, qui inaugure la numérotation des modèles Peugeot à trois chiffres et zéro central. Tous les numéros de 101 à 909 sont déposés

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# Posté le lundi 04 février 2008 13:44

Les années 1930

Les années 1930


301 (1932)
1931 : la 201 est équipée de roues avant indépendantes. Les autres constructeurs adoptent rapidement ce système, qui équipera 80 % des voitures en 1939.

Au Salon de Paris de 1935, la célèbre 402 inaugure la ligne aérodynamique dite "fuseau de Sochaux", qui fait sensation. Des versions de grand luxe, les modèles "Eclipse", couronnent la gamme d'un coupé et d'un cabriolet aux lignes de légende, où l'on va même jusqu'à adapter un toit escamotable électrique.

1936 : après la 402, Peugeot lance la 302 qui révèle une approche nouvelle de l'automobile. Disponible en deux versions seulement, elle marque la fin du règne des grands carrossiers et des voitures "sur mesure". L'automobile est désormais un bien de consommation. Toutefois, un concessionnaire génial, Émile Darl'Mat met au point la fabuleuse 302 Spécial Sport qui participera aux 24 heures du Mans 1937.

Avant que la guerre n'éclate, Peugeot lance une nouvelle voiture économique, la 202, qui ressemble à une 302 en réduction. Sa production, interrompue par les hostilités, sera reprise juste après la guerre. La production de l'usine de Sochaux approche de 50 000 voitures par an.

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# Posté le lundi 04 février 2008 13:48